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Guillaume Lo Monaco est un Artiste plasticien né en 1991. Il reside et travaille à Bourges. Diplomé en 2016 d’un master à l’ESAAix. Il est membre depuis peut du collectif d’artiste La Plèbe qu’il a monté avec deux de ces amis artistesCyrielle Tassin et Jonathan Naas.

Sous des apparences ludiques, les œuvres de Guillaume Lo Monaco portent la marque d’un regard amer posé sur le monde, nourri d’inquiétudes et de désillusions. Déployée à travers des installations et des œuvres graphiques, son esthétique du faux-semblant dérange les imaginaires sans inscrire son discours dans le registre de la dénonciation frontale. Le spectateur y fait face à une contradiction aussi symbolique qu’affective qui l’invite à trouver son propre positionnement  face à la violence de l’époque. Des boucliers antiémeute supports à un message de liberté ou des jeux infantiles qui virent au cauchemar suscitent ainsi autant un rire amusé qu’un profond malaise, tout en ouvrant l’espace d’un décalage proprement critique. Empruntant à l’enfant la candeur de son regard comme la cruauté d’un jugement sans concession, Guillaume Lo Monaco fait de son indiscipline le moyen de sa plasticité. Elle est manifeste dans la série Eveil, des puzzles en bois représentant des armes de combat, qui amalgament méthode de développement cognitif et outil de propagande pro-arme pour tourner en dérision les dérives du tout-sécuritaire. A l’image de ces plans d’évacuation d’urgence calqués sur des lieux de pouvoir, il s’agit de jouer avec les signes policiers pour subvertir le langage de la société de contrôle, avec une insolence à la hauteur de son absurdité. Le cadran solaire réalisé à partir de caméras de surveillance joue ainsi sur la contradiction entre le proverbe inoffensif qui y est gravé — It’s just a matter of time (« c’est juste une question de temps ») — et la menace vers laquelle son titre renvoie, référence explicite à l’horloge de l’Apocalypse ; tandis que Ridicule, un miroir équipé d’un capteur, laisse apparaître par rétroéclairage le réticule de visée d’armes de guerre lorsque le spectateur s’en approche : cible et tireur, ce dernier fait alors face à ses propres ambivalences identitaires, à la fois victime et complice du système.

Florian Gaité
Guillaume Lo Monaco is an Artist visual artist born in 1991. He lives and works in Bourges. Graduated in 2016 with a master's degree at ESAAix. He has been a member since artist collective La Plèbe which he created with two of these artist friends CyrielleTassin and Jonathan Naas.

Under playful appearances, the works of Guillaume Lo Monaco bear the mark of a bitter gaze on the world, nourished by worries and disillusions. Deployed through installations and graphic works, his aesthetic of pretense disturbs imaginaries without inscribing his speech in the register of frontal denunciation. The spectator does faced with a contradiction as symbolic as it is emotional which invites him to find his own position in the face of the violence of the time. Shields riot control media for a message of freedom or children's games that turn in the nightmare thus arouse both amused laughter and deep discomfort, while opening up the space for a properly critical shift. Borrowing from the child the candor of his gaze like the cruelty of a uncompromising judgment, Guillaume Lo Monaco makes his indiscipline the means of its plasticity. It is evident in the Eveil series, puzzles wooden representing combat weapons, which amalgamate the method of cognitive development and pro-weapon propaganda tool to turn into derision the excesses of all-security. Like these evacuation plans of emergencies modeled on places of power, it is a question of playing with the signs police officers to subvert the language of the controlling society, with insolence at the height of its absurdity. The sundial made from cameras from surveillance thus plays on the contradiction between the harmless proverb which is engraved - It's just a matter of time ("it's just a matter of time") - and the threat to which its title refers, explicit reference to the clock of the Apocalypse; while Ridicule, a mirror equipped with a sensor, leaves the war weapons aiming reticle appears by backlighting when the spectator approaches: target and shooter, the latter then faces his their own identity ambivalences, both victim and accomplice of the system.
Florian Gaité